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Mes cousins...

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:00

Un accusateur à la barre plutôt mal barré.


 

Année B  - Carême 2ème Dimanche

 
Genèse 22,1-2,9…18  

   Psaume 115    

    Rm 8,31-34     

 Evangile : Marc 9,2-10

 

 

 

Pour aller plus loin

Détails

 

-C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.

-De l’autre côté, il y a Dieu, qui a le dernier mot. Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.

 

Questions

 

-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?

-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous y sommes, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Je n’en dis pas plus, il y a tant à méditer là-dessus.

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:00

Un carême de la joie ? Facile. 

Le mercredi des cendres, les chrétiens se rassemblent pour une célébration où il y a l' "imposition des cendres". C'est un signe de pénitence.

Le geste est une croix que le prêtre trace sur le front de chaque participant, accompagné d'une parole "Convertissez-vous et croyez à l'Evangile" ou encore "souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière".

 

Suivant le prêtre, le geste n'est pas toujours uniforme...

pretre_Cendres_Lapinbleu.jpg

Et toi, lequel de ces neuf cas as-tu été ?

Celui qui répond le 6, je crois que j'aurai quand-même un doute...


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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 06:00

Seigneur, donne-moi un signe; du verbe signer !!!

 

Genèse 9,8-15 

 Psaume 24 

 2ème Lecture : 1 Pierre 3,18-22 

 Evangile : Marc 1,12-15


Lapinbleu772C-1P3_21.jpg

 

Pour aller plus loin

Détails :

-Lorsque nous sommes baptisés, Dieu s’engage envers nous. Nous devenons des « enfants de Dieu » ; ses enfants ! Tous ceux qui ont des enfants savent qu’on ne peut pas « faire » des enfants s’engager à les nourrir ensuite, les loger, les faire grandir…

-Sur ce dessin, Dieu s’engage, il a déjà signé. Il demande un retour au baptisé.

-Le baptême n’est pas un tampon qui donne droit aux sacrements (la communion, la confirmation, la confession, le mariage…), c’est d’abord un don. Dieu donne sa vie pour moi. Dieu s’engage pour moi (regarde sur le dessin, à l’endroit où il faut signer, que vois-tu ? Qu’il y a une croix sur le capuchon du stylo. C’est l’engagement de Dieu. Il s’engage à m’aimer même si je le renie, à m’aimer même si je le trahis, à m’aimer jusqu’à mourir, et même mourir sur une croix.

-Le lapin essaie de se défausser. « on ne lui avait pas dit » qu’il y a un retour d’engagement. Peut-être n’ai-je pas demandé à être baptisé(e) ? Peut-être que maintenant, je sens que je me suis fait(e) avoir et que je dois m’engager de façon obligée ? Si c’est le cas, il vaudrait mieux d’abord que je comprenne ce qu’est vraiment le baptême, tout ce dont j’ai reçu. Après, je risque d'être plutôt content d'avoir été baptisé(e)...

 

Questions

-Le lapin accuse l’autre « on ne me l’a pas dit ». C’est souvent plus simple de dire cela. Ca déresponsabilise. C’est comme si on disait « ce n’est pas de ma faute », et hop, problème règlé. Quand je m’engage à quelque chose, est-ce que je réfléchis aux conséquences ?

Si ça ne tourne pas comme je l’avais prévu, est-ce que je me défausse sur quelqu’un, est-ce que j'abandonne en charcahnt ailleurs, ou est-ce que j’assume ?

Trouve un exemple en quoi tu t’es défaussé(e) et un autre exemple en quoi tu as assumé la responsabilité de ton choix.

 

 

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 06:00

Avec Dieu, nombreux sont les débouchés.

 

 Lévitique 13,1…46

 Psaume 31

 1 Corinthiens 10,31-11,1

Evangile : Marc 1,40-45

 

BTO06Lapinbleu279C-1Co10_31.jpg

 

Pour aller plus loin

Détails et questions:

 

-Il n’y a pas grand-chose à voir, sinon, deux détails ; l’angle de vue et les couleurs.

-L’angle de vue utilisé est la « plongée » ; on regarde les choses de haut. Ca renforce la supériorité de celui qui regarde ou la petitesse de ce qu’on regarde. Comment est-ce que je considère les personnes, les tâches matérielles les moins valorisantes ? Du haut de mon piédestal ?

-Les couleurs ; tout est terne (en niveaux de gris) sauf le lapin, ses gants, son débouche-évier, son tablier… Cela manifeste que dans notre vie, les mêmes événements, les mêmes personnes, les mêmes paysages… peuvent être ternes ou passionnants, suivant le regard que l’on porte sur eux.

Faire tout pour la gloire de Dieu… Le secret réside dans « l’Esprit dans lequel je fais les choses ».

Est-ce que je fais parce que de toutes façons, il faut faire ?

Ou bien est-ce que j’essaye de mettre un sens à ce que je fais ? Une âme ? Un but ? d'anticiper le Règne de Dieu ?

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:00

Qui trouve, cherche...

 

 Job 7,1…7
Psaume 146
1 Corinthiens 9,16…23
Evangile : Marc 1,29-39


 

 

 

Pour aller plus loin

Détails et questions:

 

-Il nous arrive de chercher le Seigneur… en fermant les yeux… Si on regarde les attitudes des lapins, elles reflètent notre manière de chercher le Seigneur. De gauche à droite ;

-On marche en avant et on regarde en arrière. Refus de lâcher le passé.

-On crie vers Dieu mais on ferme les yeux pour ne pas voir en face ce qu’il demanderait…

-On est face à lui, avec une loupe à décortiquer les détails et on oublie l’essentiel (Lui)

-On est près de Lui (lapin du milieu) et on regarde ailleurs (distraction dans la prière)

-On est perdu dans les broussailles à se débattre. Qu’allons-nous le chercher dans les

broussailles ? (refus de sortir de nos empêtrements et entêtement)

-On cherche sous les pierres. C’est lourd, à soulever, toutes ces pierres ! (épuisement à

chercher dans de mauvais chemins ; occultisme, pseudo-révélations, faiseurs de miracles…)

-On le cherche dans le dialogue « Tu ne l’aurais pas vu, toi ? » et l’autre, avec la tête, fait signe que « non » (refus de témoigner des merveilles que Dieu a faites dans nos vies, et qui pourraient faire avancer l’autre)

 

-Et aussi, la croix est bien visible, mais on préfère chercher le Seigneur dans la gloire… Non ?

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 06:00

Peut-on mettre un prophète en boîte ?

 

Deutéronome 18,15-20   

  Psaume 94    

1 Corinthiens 7,32-35     

 Evangile : Marc 1,21-28


 BTO04Lapinbleu742C-Dt18_15.jpg

Pour aller plus loin

 

Détails

-Ce lapin sur scène est un prophète. Il parle au nom de Dieu, il « monte sur la hauteur », il proclame (de toutes ses forces car on voit sa langue vraiment déployée). Curieusement, il n’a pas de micro mais sa parole est répercutée dans les baffles (ce qui signifie que c’est Dieu qui se charge d’amplifier la petite part de l’action qu’il nous demande d’accomplir.

-En bas, il y a un curé qui est là avec sa Bible, pour annoncer la Bonne Nouvelle mais sans grand succès, visiblement.

-Celui qui parle au curé lui reproche de ne pas être audible. Il faut trois critères pour être audible :

            1. se faire entendre (si je parle tout doucement, on ne risque pas de m’entendre)

            2. se faire comprendre (j’adapte le message à qui je parle. Je n’adapte pas le contenu

                        du message, mais la manière de le dire, le vocabulaire…)

            3. vivre soi-même ce qu’on dit.

 

Questions

 

-Qu’est-ce que je reprocherais aux curés dans leur manière de faire ? Qu’est-ce que j’attendrai d’eux ? Que devraient-ils changer pour que je m'y retrouve davantage et que je progresse davantage ?

-Et moi, de quelle manière est-ce que je peux dire une parole de Vie ? Avec qui suis-je plus à l’aise de parler ? Peut-être est-ce dans ce lieu ou vers ces personnes que Dieu m’appelle ?

-Dans la lettre apostolique aux consacrés le pape François  dit  « Le prophète reçoit de Dieu la capacité de scruter l’histoire dans laquelle il vit, et d’interpréter les événements : il est comme une sentinelle qui veille durant la nuit et sait quand arrive l’aurore. Il connait Dieu et il connait les hommes et les femmes, ses frères et sœurs. Il est capable de discernement et aussi de dénoncer le mal du péché et les injustices, parce qu’il est libre ; il ne doit répondre à d’autre maître que Dieu, il n’a pas d’autres intérêts que ceux de Dieu. Le prophète se tient habituellement du côté des pauvres et des sans défense, parce que Dieu lui-même est de leur côté. »

-En quoi cela me parle t-il ? En quoi suis-je prophète ? Comment ?

 

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 06:00

- Où sont les mitres - Ailleurs !

 

Jonas 3,1-10    

Psaume 24    

1 Corinthiens 7,29-31    

 Evangile : Marc 1,14-20

 BTO03-Lapinbleu771C-Mc1_17.jpg

 

Pour aller plus loin

 

Détails 

 

-La religion de la crainte, c’est de faire les choses par obligation, sans forcément y mettre le cœur. J’adhère à quelque chose, mais au fond, pourquoi est-ce que j’y adhère ? Ca me donne une place ? Un idéal ? Un but ? Si je ne le fais pas, que va t-il m'arriver ? 

Le lapin de la religion de la crainte est blême. Il n’a pas de couleur franche. Il fait les choses quitte à en perdre sa couleur, sa personnalité. Il avance parce qu'il est poussé.

-La religion de l’amour, ce n’est plus tant de suivre des commandements que de suivre une personne vivante ; le Christ. Et à partir du moment où l’on suit le Christ, il devient logique de suivre les commandements aussi mais on le fera avec tout son cœur, sans juger celui qui ne le fait pas comme moi. Le lapin de la religion de l’amour a une vraie couleur ; la sienne. Il est motivé et a le regard fixé sur l'amour de Dieu.

Le lapin de la religion de la crainte et celui e la religion de l'amour ont le même discours "OK OK". Sauf que l'un des deux y croit et l'autre non. 

Dieu est attirant lorsqu’on se sent aimé par lui. Ne suis-je pas attiré par une personne parce que je sens de l’amour, de la bonté en elle ?

 

Questions :

 

-Et moi, où en suis-je ? Qu’est-ce que ce dessin me révèle de moi-même, de l’autre, de Dieu ?

-Et lorsque je cherche à ramener l’autre à Dieu, est-ce avec la force ou avec l’amour ?

 

Dans la religion de la crainte, attnetion à ne pas se mettre à la place de Dieu en disant à l'autre ce qu’il faut faire.

Dans la religion de l’amour, ce serait Dieu lui-même qui éduquerait progressivement.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 06:00

Personne ne m'avait encore dit qu'on avait mis Jésus au trou.

 

1 Samuel 3,3…19     

 Psaume 39    

1 Corinthiens 6,13…20      

Evangile : Jean 1,35-42


 BTO2Lapinbleu770C-Jn1_39.jpg

 

Pour aller plus loin

Détails

 

-Jean et André demandant à Jésus où il demeure. De leur regard, ils cherchent plutôt en-haut.

-Jésus leur répond en leur montrant sa demeure ; le cœur de l’Homme. Pour trouver Jésus, il faut descendre dans le cœur de l’être humain, bien profond.

-Il y a une échelle qui montre que le chemin est long. Il va falloir descendre chacun des échelons. Si on regarde bien l’échelle, plus on descend, plus elle est resserrée. C’est le chemin de la vie spirituelle qui s’affine de plus en plus.

-Connaître le cœur de l’homme ne se fait pas d’un coup. La confiance se crée dans le temps.

-Ce qui couvrait le trou en forme de coeur était une pierre, qui est roulée. C’est une image de l Résurrection. Quand Jésus est présent au cœur de l’homme, il y a la Vie dans les ténèbres.

-Jésus dit aux deux apôtres de s’équiper avant de descendre : « Venez et voyez ». Pour venir, il faut des chaussures, et pour voir, il faut des lunettes.


Questions

-Être en marche et regarder, n’est-ce pas l’attitude de celui qui cherche Dieu constamment ?

-Avant d’envoyer ses disciples, Jésus les invite à aller chez lui, le connaître. Il les invite à descendre.

-Et moi, en quoi cette image me parle t-elle aujourd’hui ?

 

-Qu’est-ce qu’elle me révèle de Dieu ? des autres ? de moi ?

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 20:00

 Être ou ne pas être Charlie, telle n’est pas la question…

 

Plusieurs personnes ont interpelé Coolus pour savoir ce qu’il pensait des événements actuels qui secouent la France (et le monde entier).

Pourquoi mon avis compterait-il plus que le tien ?

Enfin bon, on me demande, j’y vais.

Voici ce que j’en pense aujourd’hui, en tant que dessinateur-Coolus, en tant qu’être humain, et en tant que prêtre aussi.

 

La vie est sacrée

Personne n’a droit de vie ou de mort sur personne, quoi qu’on ait pu dire ou faire.

charlie.jpg

Une personne ne vaut-elle pas plus qu’une chose ?

Une vie ne pèse t-elle pas plus qu’un stylo ?

Peut-on enlever une vie, deux vies, dix, vingt, à cause d’une chose ? d’une idée ?

Peut-on supprimer une vie de la planète parce qu’elle ne pense pas comme moi ?

Non, Non, Non !

Et si tu le penses, qui es-tu pour le penser ? Es-tu Dieu ?

 


la liberté d’expression.

Lapinbleu716C-Ac4 20

Je ne compte pas parmi les lecteurs assidus de Charlie Hebdo, au contraire.

Je n’aime pas du tout le cynisme utilisé. Il peut être blessant.

Et je comprends qu’on puisse réagir fortement lorsqu’on est blessé…

MAIS je n’approuve pas la violence.

 

Peut-on TOUT dire ?

Je n’ai pas la réponse à cette question.

D’emblée, je dirais comme Saint Paul « tout est permis, mais tout n’est pas profitable. Tout est permis, mais tout n’édifie pas »

Si j’ai la possibilité de tout dire, c’est à moi de choisir ce qui va édifier.

Et j'ai la même possibilité au niveau du "faire". Je fais ce que je veux, mais tout n'est pas top...

Lapinbleu227C-1Co10 12

 

 

Tout dire ?

Déjà, il y a la sphère du public et du privé.

La liberté d’expression justifie t-elle de tout rendre public ?

Je réfléchirais plus à la question. « COMMENT peut-on tout dire ? A la « manière » de le dire. En gros, c’est simple. Soit je pars de moi, soit je pars de l’autre.

Si je pars de moi, peu m’importe la réaction de l’autre.

Je dessine ce que JE veux. L’autre s’en prend plein la figure mais ce n’est plus mon problème.

Si je pars de l’autre, j’essaye d’abord de le connaître, le comprendre, lui et ses codes.

Je m’adapte pour lui faire passer un message qu’il sera susceptible d’entendre. N’est-ce pas ce que font les hommes d’état, lors d’une visite dans un autre pays ? Ne s’adaptent-ils pas à la culture ? N’utilisent-ils pas les codes dans leur posture, leur cadeau, la couleur de leur habillement ?

Essayez donc d’embrasser un responsable asiatique en visite protocolaire… Ce n’est pas son code.

 

Un dessin peut être une arme.

vitriol

En tant que dessinateur, je cherche à faire réfléchir. Un dessin est une manière assez puissante pour le faire ; ça attire l’œil, ça suscite souvent une émotion et ça reste dans la mémoire. Quand je cherche à faire réfléchir, c’est toujours avec le respect dû à la personne. J’ai quelques fois des trouvailles assez géniales (si si, je suis super modeste !) que je ne pose pas sur papier car l’humour, s’il plaît à 90 personnes, pourrait en blesser 10.

Dire tout, affaire à creuser, tant qu’il y a un respect de la personne. Voilà ma règle de dessinateur.

Pouvons-nous comprendre que si tout peut se dire, tout n’est pas bon à dire ?

J’ai fait un dessin pour la revue « Initiales » que je livre ici.

Initiales couleur 600px.

 

Les amalgames du « religieux »

Dans cette affaire, je n’aime pas le fait qu’on fasse un amalgame des religions, ni des croyants dans une même religion.

Dans chaque religion (comme dans la politique, d’ailleurs) il y a, hélas, des extrémistes. Les extrémistes ne jugent-ils pas facilement de tout, pensant qu’ils ont la vérité ?

Un bon sujet de bac serait : « Les extrémistes savent-ils se remettre en question ? »

Si vous ne savez pas vous remettre en question, n’êtes-vous pas extrémiste ?

Hé oui, les extrémistes, les idéologues, ne sont pas toujours les autres…

réfléchissez à ceci : « Dans quel domaine suis-je un extrémiste ? »

 

Même si c’est plus facile de mettre tout le monde dans un même sac (parce que finalement, ça pourrait nous arranger), réfléchissons à « comment me situerais-je si un membre de ma famille se mettait à tuer 3-4 personnes au nom de ses idéaux, et qu’autour de moi, on me cataloguerait comme membre de cette famille, donc « assimilé », « impliqué », « dangereux », ou que sais-je ?…

 

Les médias.

Pour finir, je désapprouve le voyeurisme exacerbé des médias qui bombardent d’informations 24h sur 24, à qui aura le scoop le meilleur, la primeur de telle publication, et surtout, la diffusion de vidéos la plus sensationnelle ; allant jusqu’à montrer la mort en direct.

Non, quoi ! 

 C'est pas humain, votre affaire.

Allons ! Franchement, messieurs les journalistes, si c’était votre fils, votre femme, votre fille qu’on abattait à bout portant, le diffuseriez-vous sur la toile ? Pourquoi le faites-vous avec les autres ?

Que cultivez-vous chez les internautes ?

internet 

Pourquoi le faites-vous ? Que cherchez-vous ?

Une fois que la vidéo est diffusée, y a t-il moyen de l'enlever définitivement du net ? Pas vraiment, elle sera enregistrée et utilisée par un autre qui la rediffusera s'il le veut.

Avez-vous même réfléchi aux conséquences, pour la famille, les enfants ? 

 

Etre ou ne pas être Charlie ?

Je finis avec ceci.

J’ai reçu des sms, mails, etc, demandant de faire circuler un « Je suis Charlie ».

Avant de foncer, je réfléchis.

Que veut dire ce slogan ?

Pas facile. Posez la question à 5 personnes, vous risquez d'avoir des interprétations différentes.

C’est difficile pour moi de suivre ce genre de choses de type binaire. En gros, ou bien tu dis « je suis Charlie » et tu es solidaire de la France, ou bien tu ne le fais pas et tu es considéré comme pas solidaire, donc pas sympa, pas citoyen, limite méchant, quoi.

Je pose la question autrement ; ai-je le droit d’être solidaire (ai-je la liberté d’expression qu’est la mienne) en ne rentrant pas dans un truc tout fait ?

Ai-je la possibilité de dire avec mes mots ce en quoi je crois ou suis-je déjà jugé selon si je mets ou non « Je suis Charlie » sur mon mur, ma voiture, mes chaussettes ou sur la porte de mon église ?

 

Bon. Voilà, j’ai parlé.

Parlé parce qu’on me l’a demandé.

Parlé en partant de moi, en dessinant, en ayant lu des articles, dialogué avec d’autres…

Je donne beaucoup plus de questions que de réponses. Si chacun se saisit des questions qui le concernent en vue de faire avancer la paix, la liberté, le Royaume de Dieu, sans doute ces choses ne seront pas arrivées pour rien.

 

Ma prière et mon affection vont à toutes les victimes, aux amis dessinateurs, à touts ceux que cela affecte, et également aux amis prêtres qui vont avoir un rôle difficle en célébrant d'éventuelles obsèques.

Ma prière et mon affection vont à ceux qui sont proches des victimes et qui ne s'en remettront peut-être jamais.

Je remercie également les forces de l'ordre pour leur service si difficile en dépit de si peu de reconnaissance qu'on leur adresse pour cela. 

Et une pensée pour notre frère concierge dont pas grand monde parle.

 

Coolus


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 06:00

Année B  - Temps Ordinaire 1er Dimanche
 
(Baptême du Christ)

 

    Isaïe 55,1-11

    Cantique Isaïe 12

   1 Jean 5,1-9

    Evangile : Marc 1,7-11

 

 

 

Pour aller plus loin

Détails

 

-Il n’y a pas de détail susceptible d’aider à la méditation sinon que le lapin est au sommet du sapin. Visiblement, il a raté son but. Il aurait du passer au-dessus ou à côté du sapin.

 

Questions

 

-Normalement, plus je prends du recul, plus je vais loin.

-Est-ce que je prends le temps de relire ma journée ? De réfléchir à mon comportement, mes paroles, mes attitudes, pour ne pas en être esclave quand un événement surgit.

-En quoi le chemin du Seigneur n’est pas forcément celui auquel je pense ?

-En quoi Dieu a-t-il surpris ses contemporains ?

-Qu’attendait-on de lui ? Comment y a-t-il répondu ?

-Et moi, qu’est-ce que j’attends de lui ? S’il ne m’exauce pas, comment est-ce que je réagis ?

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